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Agent pathogène : herpèsvirus de la carpe koï (KHV), aussi appelé cyprinid herpesvirus 3
Une mortalité massive de carpes koï et de carpes communes due à un nouveau virus a commencé à être observée à la fin des années 1990 : les premiers signalements sont venus d’Israël, d’Allemagne et des États-Unis, et l’analyse d’échantillons archivés a aussi révélé l’ADN du virus chez des carpes mortes au Royaume-Uni en 1996. En 2000, le virus a été décrit et nommé herpèsvirus de la carpe koï ; il s’est rapidement propagé en Europe et en Asie avec le commerce des poissons d’ornement. La maladie figure aujourd’hui sur la liste de l’Organisation mondiale de la santé animale (OMSA).
Sont touchées la carpe commune, y compris la carpe koï d’ornement, et ses hybrides ; les poissons de tous âges sont sensibles, sauf les larves. Les foyers apparaissent à une température de l’eau d’environ 16 à 28 °C. Le virus atteint les branchies, la peau et les reins, et la mortalité peut atteindre 80–100 %. Il est excrété dans le mucus cutané, l’urine et les fèces et se transmet par l’eau et par contact avec des poissons malades. Les poissons survivants peuvent rester longtemps porteurs latents du virus. Le virus n’est pas dangereux pour l’homme.
En Russie, comme le recommande l’OMSA, la principale méthode de confirmation est la PCR : détection de l’ADN viral dans les branchies, les reins et la rate, et chez les poissons sans signes cliniques également dans l’intestin et l’encéphale. L’isolement du virus en culture cellulaire est plus long et moins sensible ; la PCR est donc utilisée pour le contrôle des élevages et la confirmation du diagnostic. Pour la confirmation définitive, l’OMSA recommande de séquencer le produit de PCR.
Information de référence. Le diagnostic est posé par un vétérinaire sur la base des analyses de laboratoire.